Logo Lamed.frhttp://www.aish.comAccueil Lamed.fr
...
.

Articles associés

.
...
...
.

Famille

.
...
...
.

Soutenez-nous

.
...
Famille / L'art d'être parent back  Retour
L'avis du médecin : Faut il parler aux enfants de la Shoah et à partir de quel age?La Shoah fait partie de l'inconscient collectif juif. C'est pourquoi il est nécessaire d'en parler aux enfants, en tenant compte de leur maturité et de leur vulnérabilité.

Les effets de la Shoah, comme événement historique dramatique, sont considérables. II est impossible d'imaginer toutes les conséquences sur l'individu, sur la société et sur l'humanité en général.
Les hommes, les femmes et les enfants qui ont vécu la Shoah ont vécu un traumatisme difficilement concevable.

Le psychisme arrive difficilement à se distancier d'un vécu aussi traumatique, il devient obsédant et accapare la vie du sujet, sans espoir de solution.

L'individu qui subit un traumatisme violent éprouve une sidération psychique avec une amnésie du vécu, amnésie de la pensée, des émotions et des souvenirs. Il y a comme une rupture entre l'avant et l'après traumatisme.
Le travail de destruction des nazis sur les juifs consistait au-delà de la mort physique, de supprimer toute trace de leur existence, de les plonger dans un monde de chaos et d'incohérence où plus rien n'avait de sens.

Les rescapés des camps se retrouvaient sans histoire, sans famille ils avaient perdu tout lien avec leur passé, ils n'existaient plus psychiquement.
Le silence sur leurs vécus pendant de longues années après leur retour, tenait en partie à cela. II leur fallait d'abord tout reconstruire, intégrant le traumatisme si cela leur était encore possible. Certains n'ont pu faire cette reconstruction même plusieurs années après, malgré leurs écritures, leurs paroles ou leurs révoltes.

Le psychisme arrive difficilement à se distancier d'un vécu aussi traumatique, il devient obsédant et accapare la vie du sujet, sans espoir de solution.

Cette désorganisation individuelle et communautaire a laissé des traces conscientes et inconscientes sur l'ensemble des Juifs : ceux qui ont subi la Shoah et même ceux qui ne l'ont pas vécue, l'histoire inconsciente collective se chargeant de cette transmission. La société environnante après une longue période de refus de se confronter à la terrible réalité de la Shoah, du génocide et de l'antisémitisme généralisé, a reconnu l'ampleur de la catastrophe. Elle l'a célébrée par des manifestations, des monuments, des procès, des journées de commémoration afin d'inscrire dans leur mémoire collective la gravité de tels événements, espérant que cela ne se reproduise plus.

Malgré tout, le processus antisémite se poursuit par la négation du génocide, ou sa banalisation en le comparant à d'autres drames qui n'ont aucune commune mesure avec la Shoah, on fait l'amalgame des mots, on utilise le terme de "nazi" pour n'importe quelle violence.

Quand on pense que la Shoah n'est que la résultante de 2000 ans d'histoire antisémite véhiculée par le Christianisme, que des peuples entiers ont participé à cette destruction en Allemagne, en Pologne, en Autriche, en France etc,... on imagine que le processus est loin d'être achevé.

Le peuple allemand était un peuple d'élite culturel, artistique et scientifique. Ce n'était pas un peuple de sauvages, ni de barbares et pourtant, ils ont arraché les barbes, les "payotes" de personnes âgées, ils les ont déshabillés pour jouer avec eux. Des documents montrent qu'ils n'étaient pas toujours en service commandé et que c'était pour satisfaire leur haine antisémite.

On ne peut terminer cette brève réflexion sur la Shoah sans parler de la pire des ignominies qui consiste à remettre en cause l'authenticité des génocides. Ce processus me semble lié avec celui qui consiste depuis plus de 3000 ans à nier toute l'influence du monde juif sur la société environnante. Le juif témoin de sa société, est trop gênant car il remet en cause toutes les certitudes des autres peuples. Cette attitude de nettoyage culturel a précédé pendant des millénaires son expression la plus horrible : celle du "nettoyage" éthnique de la Shoah.
Cet effacement culturel n'a pas empêché aux différentes civilisations de s'en approprier ses valeurs en les déformant ou en les détournant de leur objectif.

II faudra respecter les âges des enfants, leur maturation, choisir le thème abordé avec précaution.

Pour toutes ces raisons, il me semble indispensable de parler aux enfants de la Shoah comme élément incontournable de notre histoire. II s'agit de faire le lien entre l'histoire ancienne et l'histoire récente. II faudra respecter les âges des enfants, leur maturation, choisir le thème abordé avec précaution pour ne pas choquer la sensibilité d'enfants de 5 à 10 ans. Les éducateurs devront être bien formés pour pouvoir répondre aux sollicitations des enfants, à leurs interrogations et leurs inquiétudes.

II est nécessaire de prévoir des temps d'échanges libres après les interventions.
Il me semble également important d'éviter un discours pouvant susciter de la culpabilité chez les enfants... Cette culpabilité, qui aurait du mal à s'exprimer, risquerait d'entraîner des troubles pathologiques réactionnels.

Par le récit de la Shoah et de ses conséquences, les enfants sauront tirer l'énergie nécessaire pour l'intérioriser et se renforcer aussi bien psychologiquement que spirituellement.



A PROPOS DE L'AUTEUR
le Dr Alain HADDAD
  Liens vers les articles du même auteur (8 articles)


COMMENTAIRE(S) DE VISITEUR(S)  2
les orhelins de la shoah - 18 Janvier 2007 - par leleu jean michel
suite à la lecture du livre de odette Adije j ai ecrit une chanson que je vous livre et qui sera peut etre enregistrée .pour ne pas oublier
amities jmi



LES ENFANTS DE LA SHOAH


Images de désespoir
De ces wagons plombés
Gravées dans la mémoires
Des jeunes rescapés
Petits témoins tremblants
A jamais écorchés
Arrachés aux parents
Partant pour les charniers
Epargnés dans l’urgence
A Drancy ou ailleurs
Ont ils eu de la chance
Dans leur profond malheur

Les enfants de la Shoah
Sont restés seuls sur le quai
Dans la souffrance et l’effroi
Quand des Germains sévissaient
Orphelins dans l’innocence
Nés de parents étoilés
On leur a volé l’enfance
Au nom d’une croix gammée

Période de tourmente
Ou ces gosses trimballés
De dortoirs en attentes
Ont pu être sauvés
Par des gens aux grands cœurs
Au risque de leur vie
Traçant avec ardeur
La voie du paradis
Hommage à cette France
Qui cacha sans répit
Avec tant d’espérance
Tous ces enfants meurtris

Les enfants de la Shoah
Sont restés seuls sur le quai
Dans la souffrance et l’effroi
Quand des Germains sévissaient
Orphelins dans l’innocence
Nés de parents étoilés
On leur a volé l’enfance
Au nom d’une croix gammée


Une chanson de plus
Sur l’horreur de la guerre
Mais tout n’est pas perdu
Tant que le monde espère
Le silence c’est la mort
Et de ce triste enfer
Ils en seront plus forts
Refusant de se taire
Les souvenirs s’entassent
Depuis soixante années
Malgré le temps qui passe
La colombe est blessée

Les enfants de la Shoah
Sont restés seuls sur le quai
Dans la souffrance et l’effroi
Quand des Germains sévissaient
Orphelins dans l’innocence
Nés de parents étoilés
On leur a volé l’enfance
Au nom d’une croix gammée


Paroles : Jean-Michel LELEU
Musique : J-M LELEU /Jean-Pierre LOMBARD


SACEM


Dédiée à Odette ADIJE
« Orpheline de la Shoah »
Aux éditions : presses de la renaissance
comment enseigner la Shoah aux enfants? - 25 Janvier 2005 - par Lamm Nadia
Cher Monsieur ,

Je suis d'accord avec vos conclusions, en ce qui regarde les enfants de notre peuple , pour leur inspirer la fierté d'être juifs; mais cet enseignement concerne aussi les enfants et les adolescents non-Juifs, et là aussi notre responsabilité, en tant que Juifs est impliquée mais pas de la même façon. Ces enfants ont intérêt à savoir pourquoi les nations se sont liguées contre les Juifs mais il faut savoir que nous allons leur donner des informations que leurs familles -pas toujours mais dans de nombreux cas - refusent toujours. Et pourtant nous devons le faire impérativement, cela fait partie de notre mission éducative aux valeurs universelles du judaïsme. Connaissez-vous des études sur l'impact d'un enseignement du judaïsme à des non-Juifs? Qu'en pensez-vous?
Je suis formatrice de professeurs dans l'Education nationale et l'enseignement du fait religieux nous offre une belle occasion de commencer à initier les professeurs au sens et à la portée du judaïsme.
D'autre part comment réagir vis-à-vis des jeunes qui -souvent par ignorance, conformisme ou simple besoin de provoquer crient en classe (quand on veut leur enseigner la Shoah) : "Hitler aurait dû brûler tous les Juifs! " -Souvent les enseignants sont si désemparés qu'ils ne relèvent même pas. Or je pense qu'une provocation de ce type venant d'un jeune qui peut encore évoluer doit absolument être rattrapée en lui demandant de faire des recherches sur le projet réel de Hitler pour savoir si lui qui en fait l'apologie, n'aurait pas, par hasard, aussi été visé par sa politique de mise à l'écart des faibles et des non-Aryens. Je trouve regrettable que l'Education nationale et les médias ne parlent pas avec plus de franchise de ceux qui sont à "convertir" car ils peuvent devenir de plus précieux alliés des Juifs, in fine, que des gens bien plus mous qui ne disent rien et qui laissent faire le pire ou encore des pervers qui se taisent tout autant et n'en pensent pas moins mais n'inquiètent pas . Notre approche est beaucoup trop rudimentaire et, en ce sens, dangereuse.
Bien cordialement,
Nadia Lamm
Emettre un commentaire
 Nom
 Prénom
 Email *
 Masquer mon email ?
Oui  Non
 Sujet
 Description (700 caractères max) *
 * Champs obligatoires
...
.

Outils

MODIFIER LA TAILLE DU TEXTE
.
...
...
.

Et aussi...

.
...